La démarche

Les journées du Développement Durable organisées par certaines communes s’inscrivent dans la dynamique du Grenelle de l’Environnement et des engagements municipaux clairement déclinés lors de la dernière campagne électorale, sur notre territoire, comme dans de nombreuses communes de France.

La démarche proposée par Pascal Fournier, président de la CCA

A l’échelle Européenne, des enquêtes sur les préoccupations environnementales renvoient dans l’ordre :

  • à la population dans les villes
  • au changement climatique
  • à la question de l’eau

Trois Français sur cinq s’estiment bien informés sur les questions environnementales. En revanche, les Français sont de moins en moins favorables à payer plus de taxes pour la défense de l’environnement (? y étaient favorables en 1997 contre ¼ en 2008) avec pour raison principale la préoccupation croissante pour le pouvoir d’achat. La situation économique actuelle que nous connaissons tous, qui menace elle aussi d’être durable, qui doit donc nous mobiliser pour l’enrayer, nous contraint à faire mieux à budget constant.

Pour répondre aux défis du Grenelle, je considère que nous pourrions être plus efficaces sur :

  • la réduction du volume des déchets,
  • la promotion des énergies renouvelables,
  • le développement des transports collectifs,
  • la maîtrise de l’étalement urbain,
  • la reconquête de la qualité de l’eau.

Pour la réduction du volume des déchets, nous devrions imposer une action volontariste au sein du SICTOM et du SITREVA visant :

  • à la réduction de 5 kg par habitant et par an,
  • au durcissement des plans de prévention des déchets,
  • à la réflexion sur une tarification incitative,
  • à l’assujettissement de l’incinération à une fiscalité spécifique.

Pour la reconquête de la qualité de l’eau, l’enjeu consiste à passer d’une politique principalement centrée sur le curatif à une politique mettant l’accent sur des actions de prévention pour réduire en amont les pollutions dans le respect du cycle naturel de l’eau. Il nous faut protéger les captages, gérer la ressource de façon économe et finalement sortir de la course sans fin à la dépollution.  

Pour les transports collectifs, les objectifs de la Communauté de Communes de l'Arpajonnais sont ambitieux :

  • par la création du Pôle Gare-Porte d’Etampes à Arpajon, le renforcement des Pôles Gares à Marolles et à Breuillet-Bruyères,
  • par le développement des lignes de bus pour la desserte de nos 14 communes avec un rabattement vers les gares,
  • par l’engagement fort à la réalisation d’un transport en commun en site propre entre les gares d’Arpajon et Massy, le long de la RN20.

Pour la maîtrise de l’étalement urbain, la Communauté de Communes de l'Arpajonnais s’est dotée :

  • d’un Projet de Territoire, adopté en mars 2006, qui consacre la préservation des espaces naturels et agricoles, en pleine concertation avec nos agriculteurs et leurs représentants de la Chambre Interdépartementale. Ainsi avons-nous défini un large périmètre de protection des espaces agricoles et périurbain et nous nous sommes engagés à soutenir l’expérimentation des contrats d’Agriculture durable.
  • avec le Plan Local de Déplacements, adopté en mai 2007, au développement des transports collectifs s’ajoute la mise en sécurité des établissements scolaires avec les gares routières et le développement de l’usage des circulations douces.
  • le Programme Local de l’Habitat, en cours de validation, sera entre autres un outil de promotion des énergies renouvelables dans l’habitat et permettra la concentration des efforts sur le parc existant, pour son amélioration thermique. Nous accompagnerons les particuliers dans la rénovation de leur logement. Les villes s’engageront, elles aussi, sur cette voie de l’amélioration thermique des bâtiments publics.

Les premières réalisations de la Communauté de Communes de l'Arpajonnais s’inscrivent constamment dans cette démarche.

Le nouveau Complexe Sportif Louis BABIN à la Norville

Inauguré le 6 Juin, deux installations majeures ont été réalisées :

  • le chauffage des vestiaires et de l’ensemble des salles du 1er étage est assuré par des pompes à chaleur qui fonctionnent à l’aide de l’eau captée dans 4 puits géothermiques enterrés à près de 100 mètres de profondeur. L’énergie renouvelable est ainsi transformée par 2 pompes à chaleur de 2 fois 70  KW.
  • sous le plateau d’évolution ont été enterrées plusieurs cuves d’une capacité totale d’environ 300m3, dont la fonction est de récupérer les eaux pluviales, de les stocker et de les réutiliser afin d’assurer l’arrosage du terrain d’honneur.

La nouvelle Zone d’Activité de Guibeville

A été réalisée en favorisant l’intégration paysagère du site situé aux abords du plateau agricole. De nombreux végétaux et arbres ont été plantés et un système alternatif de gestion des eaux pluviales a été mis en œuvre. Il consiste en la réalisation de noues paysagères, qui assurent la récupération des eaux pluviales du site, pour les diriger vers 2 bassins de rétention, soit au total 5.600 m3 afin de permettre l’infiltration dans le sol de ces eaux pluviales, et non leur déversement dans la rivière.
Ces bassins de rétention sont eux-mêmes plantés et arborés offrant ainsi un cadre des plus agréables aux artisans et industriels implantés sur le site. La Communauté assure l’entretien des noues et des espaces verts du site.

Le futur gymnase communautaire de Lardy

Ce futur équipement d’intérêt communautaire et sa conception s’inscrivent dans une démarche citoyenne mettant en avant des objectifs de Développement Durable simples et pour les principaux, tirés des thèmes de la norme HQE :

  • Une charte de « chantier propre » sera insérée au marché de travaux
  • Les consommations énergétiques seront limitées par la réalisation d’une isolation par l’extérieur pour les façades et la toiture, l’équipement systématique de doubles vitrages ou de panneaux de polycarbonate alvéolaires, la mise en œuvre d’une ventilation double flux, de bois massif pour la toiture et les façades limitant ainsi le rejet de CO2 dans l’atmosphère
  • L’arrosage des espaces verts du parc sera assuré par la récupération et le stockage des eaux pluviales de toitures (environ 10 m3), cet arrosage sera automatisé et programmé, il pourra néanmoins être complété par le réseau d’eau potable, en cas de nécessité.

Au plan des actions communes envisagées

Par le biais de sa commission du Développement durable et du Tourisme, la Communauté de Communes de l'Arpajonnais organise dès à présent le partage des expériences et bonnes pratiques des communes, telles que :

  • la lutte contre l’utilisation de produits phytosanitaires
  • la maîtrise de la performance énergétique des bâtiments communaux
  • les opérations pédibus

Enfin, notre Communauté de Communes de l'Arpajonnais accompagne 5 communes dans l’élaboration de l’Agenda 21 du Département.

Pour conclure, notre collectivité est au cœur des objectifs du Grenelle de l’environnement, en restant vigilante sur les questions du financement, consciente que nous réussirons tous ensemble, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières.